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PASS CULTURE : QUAND ON COUPE DANS LA CULTURE, ON COUPE DANS L’AVENIR

  • 28 oct. 2025
  • 1 min de lecture

Ce qui se joue aujourd’hui autour du Pass Culture dépasse de loin la question d’un budget. C’est le signal d’un recul plus profond : celui d’un État qui renonce, peu à peu, à faire de la culture une priorité républicaine.


En réduisant brutalement les moyens alloués aux établissements scolaires, on prive des milliers de jeunes de ce que la République leur promet : l’accès à la connaissance, à la curiosité, à l’émotion partagée. Derrière ces chiffres, il y a des projets annulés, des artistes déprogrammés, des enseignants découragés. Et surtout, une génération à qui l’on dit sans le dire : “ce n’est plus le moment de rêver”.


La culture n’est pas une dépense de confort. C’est une dépense de confiance.

C’est ce qui relie, ce qui apaise, ce qui donne à penser avant de juger. Dans un pays traversé par la colère et la défiance, réduire l’accès à la culture, c’est ajouter du silence là où il faudrait des mots, de la distance là où il faudrait du lien.


Les collectivités locales, elles, continuent d’agir. Elles maintiennent des programmations, soutiennent les associations, accompagnent les écoles et les artistes. Mais elles ne peuvent pas tout.

L’État doit rester le garant d’une ambition partagée : celle d’une République qui élève par la culture, pas qui s’en déleste.


Je le dis avec gravité : si nous laissons s’éteindre ces dispositifs, nous affaiblirons bien plus qu’un budget. Nous affaiblirons notre pacte social.


Et un pays qui cesse de croire en la force de sa culture cesse, tôt ou tard, de croire en lui-même.

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